Auteur Sujet: Retentissement de la sclérose en plaques sur la sexualité  (Lu 518 fois)

Sexoblogue

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La sclérose en plaques est une affection évolutive qui dure toute la vie sans pour autant en diminuer la longévité et qui entraîne généralement un handicap cognitif et physique, qui est à l’origine de l’un des nombreux symptômes : les dysfonctions sexuelles chez la femme comme chez l’homme.


Ces troubles sexuels sont très variables d’un patient à l’autre et peuvent apparaitre à n’importe quel moment au cours de la maladie. Dans la plupart des cas, on observe leur survenue plusieurs années après le début de la maladie et au bout de plusieurs poussées.


Le lien entre dysfonction sexuelle et maladie est très compliqué, il résulte généralement d’une interaction complexe de facteurs biologiques, psychologiques et sociaux et peut donc être fortement influencé par l’image qu’a la personne de soi et ses liens sociaux.


Selon les études, jusqu’à 50 % des femmes et 75 % des hommes signalent des troubles sexuels au cours de la maladie.


Étant donné que la sclérose en plaques apparaît principalement chez des personnes jeunes (30 ans d’âge moyen), les troubles sexuels ont un impact important sur leur qualité de vie, car 30 ans c’est aussi l’âge de l’épanouissement sexuel. La plupart des patients se trouvent dans leurs années les plus productives – en train de fonder une famille ou de faire carrière – lorsqu’ils développent cette maladie chronique, qui a une évolution plus ou moins imprévisible. Soudain, non seulement le patient lui-même, mais aussi chaque membre de la famille doit apprendre à vivre avec cette maladie.


Un large éventail de symptômes associés à la sclérose en plaques affecte la capacité d’une personne à avoir des relations intimes satisfaisantes.


Les symptômes comprennent la fatigue, la spasticité (à l’origine de douleur et de spasmes qui peuvent entraîner une impotence fonctionnelle des membres), les tremblements, les difficultés cognitives pour traiter l’information, les changements de sensation (par exemple, engourdissement, douleur et diminution des sensations corporelles), les dysfonctionnements de la vessie et des intestins responsables d’incontinences.


Les facteurs d’influence des troubles sexuels dans la SEP


Afin de mieux cerner les troubles sexuels des patients associés à la SEP, les médecins ont l’habitude de les distinguer en troubles dits primaires, secondaires et tertiaires.

  • Les troubles dits « primaires » de la sexualité sont liés principalement aux atteintes neurologiques caractéristiques de la maladie qui affectent directement les sensations sexuelles et/ou la réponse sexuelle masculine et féminine. La maladie est également susceptible de modifier la sécrétion des hormones sexuelles et ce déséquilibre hormonal va entrainer des dysfonctions sexuelles.
  • Les troubles sexuels dit « secondaires » sont des changements physiques liés à la sclérose en plaques et qui sont causés par les symptômes de la maladie. Notamment le dysfonctionnement de la vessie (fuites urinaires) et du colons (incontinence anale), la fatigue, les douleurs, la faiblesse musculaire, les troubles cognitifs (perte de mémoire, confusion des mots) et la diminution de la mobilité.
  • Les causes dites « tertiaires » sont d’ordre psychologiques et sont principalement liées aux retentissement de la maladie sur la perception de soi, l’estime de soi et la confiance en soi. Ces aspects psychologiques, émotionnels, sociaux et culturels de la SEP ont un impact non négligeable sur la sexualité.

Troubles sexuels primaires


Ces troubles se traduisent notamment par :

En particulier, les hommes et les femmes rapportent des changements de sensations qui les amènent à l’excitation sexuelle et à la capacité d’avoir un orgasme. L’emplacement des lésions du cerveau et de la moelle épinière détermine les effets physiques réels sur les dysfonctions sexuelles.


Chez les femmes, les problèmes orgasmiques sont les plus fréquents (37%), suivis par une diminution de la lubrification vaginale (36 %) et une baisse de la libido (31%).
Chez les hommes, les problèmes les plus courants sont liés à l’érection et au maintien de cette dernière.


Troubles sexuels secondaires


La fatigue est l’un des symptômes sexuels secondaires les plus fréquents chez les personnes atteintes de la maladie, et peut entraver de manière significative le désir sexuel et la capacité physique à initier et à maintenir une activité sexuelle.


Troubles sexuels tertiaires


Un symptôme important en lien avec les troubles sexuels tertiaires dans la SEP est la dépression ; suivant les études, on retrouve un taux très élevé de dépressions associé à la sclérose en plaques.
Outre les traitements antidépresseurs, la dépression elle-même peut provoquer une baisse progressive de l’intérêt pour les activités sexuelles et de couple, entraînant une baisse de la libido, des difficultés d’excitation sexuelle, des problèmes d’orgasme et une aversion sexuelle franche.


xx
bipolarité et sexualité

Démarré par tof37

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Dernier message 15 novembre 2016 à 13:47:58
par Max666
lamp
Les retentissements de l’obésité sur la sexualité

Démarré par Sexoblogue

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Dernier message 25 juillet 2020 à 13:59:43
par Sexoblogue
question
Pensez-vous que les problèmes urinaires aient des retombées sur la sexualité ?

Démarré par Modérateur

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Dernier message 30 mars 2004 à 16:56:57
par Modérateur