Auteur Sujet: Désolé  (Lu 929 fois)

Zoun

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Désolé
« le: 17 avril 2017 à 17:42:55 »
Bonjour à vous,

Je m'appelle Adrien et j'ai 21 ans.

Enfant surdoué, issu d'une famille aisée et aimante, le tout avec un physique plus qu'acceptable. Je possède bien plus que la grande majorité de la population française et bien bien plus que la plus grande majorité de l'humanité. En lisant vos histoires, je me sens honteux de venir raconter la mienne mais ne le serais-je pas encore plus en abandonnant espoir ?

J'ai conscience d'être "changeant" depuis une dizaine d'année, je pensais être un peu schizophrène comme tout le monde mais que j'avais du mal à différencier sociabilité et vie privée. Je pensais que c'était parce que je suis un génie et que les génies ont leur part sombre.
J'ai toujours vu ma vie comme une courbe, et il me semblait logique que pour atteindre les sommets que ma prétention vise, je prenne de l'élan dans les abysses. Et il me semblait logique que l'impulsion soit limité dans le temps et que l'on finisse toujours par retomber.
Seulement, j'ai beau être conscient des actions qu'il me faut réaliser pour reprendre de l'élan, même en les faisant aujourd'hui je n'y arrive pas. Je me sens enlisé dans la depression.
La mort est la seule chose qui me reste me faisant arraché des émotions. Mes amis m'aiment toujours mais je n'ai plus la force de les aimer. Ils n'ont plus la force de me supporter. Ils ont leur vie à vivre et je ne peux imposer le poids que je suis à leur coeur. L'impact que j'ai quand je suis au top est équivalent à celui quand je suis au fond, l'un en joie, l'autre en tristesse.

J'ai commencé à fumer du cannabis quotidiennement depuis 3 ans, j'y trouvais au début un réconfort me permettant de dormir sans penser. C'est aujourd'hui une addiction dont l'absence me torture et la présence me fait culpabiliser.

Mon "moi" dépressif refuse totalement le contact social parce que je risquerai de compter pour des gens, qu'ils pourraient m’apprécier et conséquemment être triste le jour où je partirai. Triste au point d'en mourir.

Mon "moi" heureux aime ma dépression, il a ce besoin de noirceur pour se rappeler sa splendeur.

Si bien que je me retrouve désormais quasiment tout le temps dans la dépression, j'ai eu une journée de répit hier parce que je participais à un évènement qui me tenait à coeur, une journée sur les trois jours que dure l'évènement. C'est peu, j'avais besoin de plus. J'ai besoin de mon cerveau pour assumer les choix que mon "moi" heureux a fait, soit arrêter complètement les études pour essayer d'avoir un combat à mener, essayer de devoir réussir quelque choses par moi même. D'être comme tout à un chacun en bas de l’échelle puis de la monter par moi-même. Mais Chaque échellon que je grimpe, je vois ceux qui stagne, ceux qui sont là et que je dépasse. Je me sens si coupable... Je ne veux plus de mon moi heureux, il ne mérite pas de vivre, il est inconscient de la misère qui l'entoure. Mais au moins il est heureux, il pense aux jolies filles, il a envie de manger de la bonne viande, il a envie de voir ses amis.
Mais il a tort, la vie est trop injuste pour simplement profiter de ce que l'on a acquis.

Je m'égare désolé, cela fait trois fois que j'écris ce post parce que mon pc bug et cela déforme mon texte, ma pensée change et je ne sais plus.
J'ai commencé à écrire dans un moment de lucidité neutre, désormais je retourne à ma noirceur.

Merci à toi mon frère de m'avoir lu.