Auteur Sujet: Difficulté d'identifier la bipolarité chez un conjoint  (Lu 3487 fois)

MAG75

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Difficulté d'identifier la bipolarité chez un conjoint
« le: 26 février 2017 à 15:22:31 »
Je viens apporter ici mon petit témoignage sur la difficulté d'identifier la bipolarité chez son conjoint.


Mon épouse a en effet fait une dépression sévère il y a bientôt sept ans et elle a été alors hospitalisée deux mois en clinique psychiatrique pour remonter la pente. Elle avait des idées suicidaires et avait commencé à se faire suivre par un psychiatre. A l'époque je m'étais rangé à l'avis des différents psychiatres qui me disaient qu'elle souffrait avant tout de dépression, mais j'avais été assez frappé de constater comme une dualité en elle, comme deux personalités différentes, une plutot positive et les pieds sur terre (ma femme était ainsi avant) et une autre plutôt sombre et fatale. Personalités qui semblaient alterner en elle, psychologiquement et physiquement. Mais , je me suis dit qu'à terme ma femme parviendrait bien à équilibrer ces deux facettes de sa personnalité en pleine recomposition. A noter qu'au cours de ces mois difficiles elle m'a littéralement pris pour cible de tous les ressentiments qu'elle pouvait avoir contre les hommes en général et que j'ai particulièrement dérouillé... Nous avons dû suivre une thérapie de couple pour à peu près survivre à cette époque en lien avec sa thérapie auprès de son psy habituel. J'aime profondément ma femme et je ne voulais pas la quitter et surtout la laisser ainsi dans un état qui me paraissait si fragile. Nous avions aussi encore des enfants assez jeunes.


Les années qui ont suivi ont été marquées par des hauts et des bas, avec deux courtes hospitalisations de nouveau en psy, et j'ai été souvent confronté à cette alternance que j'évoque plus haut entre des phases d'excitation et de grande créativité et des dégringolades du moral pleines de doutes, parfois d'idées noires, d'abattement, de dépressions. Il y a eu des phases tout de même de relative normalité où nous en avons profité pour changer de logement et réadapter les choses dans notre vie quotidienne (je pensais avec ce premier recul que nous vivions une transition de mid life normale pour un couple, même si plutôt dures), l'année passée nous nous sommes même assez étourdis de fête parisienne et de sorties... Et je pensais là aussi vraiment que nous sortions enfin du trou, mais au retour de nos vacances d'été qui se sont très bien passées dans le sud, de nouveau une immense crise existentielle chez ma femme et nous nous retrouvons quasiment à la case départ. Il y a sept ans ma femme voulais absolument me quitter avant de se raviser et de réaliser que son amour pour moi était toujours là, mais aujourd'hui elle me reprends pour cible et m'indique presque du jour au lendemain qu'elle veut me quitter...


Je n'avais pas fait trop attention à la chose, mais il y a un peu plus d'un an, le psy a modifié le traitement de ma femme et rajouté aux antidépresseurs du lamictal. Du coup, Je viens de lire récemment des articles sur la bipolarité et ce médicament et en remettant aussi cela en lien avec tout ce que j'ai indirectement lu sur la bipolarité, je me demande si en fait ce n'est pas de cela que ma femme souffre finalement. Son psy le lui a peut être indiqué mais elle ne me l'a pas dit expressément. Rétrospectivement je suis frappé par la corrélation entre tous les à cotés que j'ai dû gérer pendant les phases à la fois d'euphorie de ma femme (grosses dépenses financières, comportements provocateurs vis à vis de la famille, hyperactivité cérébrale...) et celles d'abattement (hospitalisation et arrêts maladie où elle ne pouvait plus rien faire à part s'occuper a minima d'elle même...) avec les caractéristiques générales de la bipolarité telles qu'elles sont exposées sur ce site et ailleurs.


Je compte demander à ma femme dès qu'elle reviendra à un mimimum de normalité pourquoi son psy lui a rajouté un médicament qui s'inscrit principalement dans le traitement de la bipolarité. En ce moment ce n'est pas la peine, car elle est en phase d'hyperactivité et d'ouverture maximale et souvent excessive vers les autres, ce qui une fois de plus va se solder par de plus en plus d'interrogations et d'incompréhension chez ses nouvelles connaissances dont elle finira par se lasser comme cela se produit à chaque fous...). Je songe même à la convaincre de me permettre de l'accompagner à une de ses prochaines consultations de psychiatre afin d'en parler avec lui (je l'ai déjà fait deux fois dans le passé). J'avoue que si on me confirmais que ma femme est bien bipolaire (elle en présente tout de même beaucoup de caractéristiques), cela m'enlèverait un poids car depuis le début j'ai l'intime conviction qu'elle ne souffre pas que de dépression. Ceci dit je ne fais pas de fixation sur la bipolarité.


Je ne développe pas plus et vous laisse réagir comme vous le souhaitez que vous soyez conjoint de bipolaire ou bipolaire vous même, tant il est souvent difficile d'identifier la bipolarité. Peut être avez vous vécu une situation similaire et que cette problématique d'identification vous intéresse?

delfe87

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Re : Difficulté d'identifier la bipolarité chez un conjoint
« Réponse #1 le: 26 février 2017 à 20:22:18 »
Bonjour Mag 75,
Nous étions exactement dans le même cas il y a deux ans et demi avant que le diagnostic ne soit posé, il a fallu une phase hypomane un peu plus importante que les autres pour pouvoir dire que c'était une bipolarité de type 2, dans cette phase d'exaltation, j'ai quitté mon boulot et on était au bord du divorce avec deux enfants en bas âge. Mes troubles ont commencé vers l'âge de 20 ans quand j'y réfléchis bien mais avec une dominante dépressive, qui à chaque fois faisait poser le diagnostic de dépression. Il y a une phase de déni qui peut être plus ou moins longue selon les personnes, pour moi qui était dans le soin et en particulier en psychiatrie, j'ai eu beaucoup de mal à accepter. Aujourd'hui je suis stabilisée grâce à l'abilify et l'introduction récente du lamictal. Pour mon mari, ce fut un réel soulagement après l'annonce du diagnostic et  c'était important qu'il soit présent pour décrire les phase d'hypomanie car j'ai souvent une amnésie de ces phases là.
Je vous souhaite bon courage et espère que vous allez trouver ensemble des solutions, car il y en a!
 

MAG75

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Re : Difficulté d'identifier la bipolarité chez un conjoint
« Réponse #2 le: 26 février 2017 à 22:14:26 »
Delfe87


Bonjour et merci beaucoup pour votre réponse qui ne fait que confirmer mon intuition. Je pense que je ne vais pas trop tarder à provoquer ce rendez vous à trois avec le psychiatre qui d'ailleurs veut voir ma femme plus que de coutume en ce moment, car son agitation est de nouveau assez vive et euphorique. Elle sort beaucoup avec des collègues et revient de plus en plus éreintée, comme si elle voulais fuir la réalité. J'ai parfois l'impression d'avoir une ado de plus à la maison... Je sens la situation assez tendue et potentiellement proche d'une nouvelle hospitalisation si rien n'est fait d'ici peu.


Au plaisir de vous relire si vous jugez utile de rajouter des choses...

nancy11

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Re : Difficulté d'identifier la bipolarité chez un conjoint
« Réponse #3 le: 27 février 2017 à 02:55:39 »
Bonjour
je viens d,etre diagnostique bipolaire type 2. on m,as preecrit ability 2mg au debut et je suis rendu a 10 mg. je nee fonctionne plus. fatique extreme. Est-ce posssible que ce médicament est cette effet sur moi

merci
« Modifié: 27 février 2017 à 03:19:39 par nancy11 »

delfe87

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Re : Difficulté d'identifier la bipolarité chez un conjoint
« Réponse #4 le: 02 mars 2017 à 22:16:06 »
Avec l'abilify c'est possible oui car une fois mon psy m'avait conseillé de passer à 10 mg si je me sentais partir en phase up et je n'arrêtais pas de dormir et de fonctionner vraiment au ralenti .  En espérant vous avoir un peu aidé, bon courage .

nancy11

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Re : Difficulté d'identifier la bipolarité chez un conjoint
« Réponse #5 le: 03 mars 2017 à 05:14:31 »
Merci. J'ai arreter depuis 4 jours et j'ai retrouve mon energie. Quel medicaent a remplace abilify

delfe87

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Re : Difficulté d'identifier la bipolarité chez un conjoint
« Réponse #6 le: 04 mars 2017 à 15:07:07 »
Le zyprexa fait partie de ces nouveuax psychotropes sans les effets néfastes des anciens neuroleptiques mais ça fait énormément grossir, ou sinon il y a tous les thymorégulateurs comme le dépakote, ou encore le lithium mais ce ne sont que des exemples il faut voir ça avec votre psychiatre.

Lee

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Re : Difficulté d'identifier la bipolarité chez un conjoint
« Réponse #7 le: 09 mars 2017 à 07:10:12 »
Le zyprexa fait partie de ces nouveuax psychotropes sans les effets néfastes des anciens neuroleptiques mais ça fait énormément grossir, ou sinon il y a tous les thymorégulateurs comme le dépakote, ou encore le lithium mais ce ne sont que des exemples il faut voir ça avec votre psychiatre.

Je suis bipolaire I et j'ai eu à prendre plusieurs classes de médicaments neuroleptique + thymorégulateur + antidépresseur + anxiolytique. Ce sont les médecins qui décident selon les cas de chacun !

Lee

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Re : Difficulté d'identifier la bipolarité chez un conjoint
« Réponse #8 le: 09 mars 2017 à 07:18:06 »
Je viens apporter ici mon petit témoignage sur la difficulté d'identifier la bipolarité chez son conjoint.


Mon épouse a en effet fait une dépression sévère il y a bientôt sept ans et elle a été alors hospitalisée deux mois en clinique psychiatrique pour remonter la pente. Elle avait des idées suicidaires et avait commencé à se faire suivre par un psychiatre. A l'époque je m'étais rangé à l'avis des différents psychiatres qui me disaient qu'elle souffrait avant tout de dépression, mais j'avais été assez frappé de constater comme une dualité en elle, comme deux personalités différentes, une plutot positive et les pieds sur terre (ma femme était ainsi avant) et une autre plutôt sombre et fatale. Personalités qui semblaient alterner en elle, psychologiquement et physiquement. Mais , je me suis dit qu'à terme ma femme parviendrait bien à équilibrer ces deux facettes de sa personnalité en pleine recomposition. A noter qu'au cours de ces mois difficiles elle m'a littéralement pris pour cible de tous les ressentiments qu'elle pouvait avoir contre les hommes en général et que j'ai particulièrement dérouillé... Nous avons dû suivre une thérapie de couple pour à peu près survivre à cette époque en lien avec sa thérapie auprès de son psy habituel. J'aime profondément ma femme et je ne voulais pas la quitter et surtout la laisser ainsi dans un état qui me paraissait si fragile. Nous avions aussi encore des enfants assez jeunes.


Les années qui ont suivi ont été marquées par des hauts et des bas, avec deux courtes hospitalisations de nouveau en psy, et j'ai été souvent confronté à cette alternance que j'évoque plus haut entre des phases d'excitation et de grande créativité et des dégringolades du moral pleines de doutes, parfois d'idées noires, d'abattement, de dépressions. Il y a eu des phases tout de même de relative normalité où nous en avons profité pour changer de logement et réadapter les choses dans notre vie quotidienne (je pensais avec ce premier recul que nous vivions une transition de mid life normale pour un couple, même si plutôt dures), l'année passée nous nous sommes même assez étourdis de fête parisienne et de sorties... Et je pensais là aussi vraiment que nous sortions enfin du trou, mais au retour de nos vacances d'été qui se sont très bien passées dans le sud, de nouveau une immense crise existentielle chez ma femme et nous nous retrouvons quasiment à la case départ. Il y a sept ans ma femme voulais absolument me quitter avant de se raviser et de réaliser que son amour pour moi était toujours là, mais aujourd'hui elle me reprends pour cible et m'indique presque du jour au lendemain qu'elle veut me quitter...


Je n'avais pas fait trop attention à la chose, mais il y a un peu plus d'un an, le psy a modifié le traitement de ma femme et rajouté aux antidépresseurs du lamictal. Du coup, Je viens de lire récemment des articles sur la bipolarité et ce médicament et en remettant aussi cela en lien avec tout ce que j'ai indirectement lu sur la bipolarité, je me demande si en fait ce n'est pas de cela que ma femme souffre finalement. Son psy le lui a peut être indiqué mais elle ne me l'a pas dit expressément. Rétrospectivement je suis frappé par la corrélation entre tous les à cotés que j'ai dû gérer pendant les phases à la fois d'euphorie de ma femme (grosses dépenses financières, comportements provocateurs vis à vis de la famille, hyperactivité cérébrale...) et celles d'abattement (hospitalisation et arrêts maladie où elle ne pouvait plus rien faire à part s'occuper a minima d'elle même...) avec les caractéristiques générales de la bipolarité telles qu'elles sont exposées sur ce site et ailleurs.


Je compte demander à ma femme dès qu'elle reviendra à un mimimum de normalité pourquoi son psy lui a rajouté un médicament qui s'inscrit principalement dans le traitement de la bipolarité. En ce moment ce n'est pas la peine, car elle est en phase d'hyperactivité et d'ouverture maximale et souvent excessive vers les autres, ce qui une fois de plus va se solder par de plus en plus d'interrogations et d'incompréhension chez ses nouvelles connaissances dont elle finira par se lasser comme cela se produit à chaque fous...). Je songe même à la convaincre de me permettre de l'accompagner à une de ses prochaines consultations de psychiatre afin d'en parler avec lui (je l'ai déjà fait deux fois dans le passé). J'avoue que si on me confirmais que ma femme est bien bipolaire (elle en présente tout de même beaucoup de caractéristiques), cela m'enlèverait un poids car depuis le début j'ai l'intime conviction qu'elle ne souffre pas que de dépression. Ceci dit je ne fais pas de fixation sur la bipolarité.


Je ne développe pas plus et vous laisse réagir comme vous le souhaitez que vous soyez conjoint de bipolaire ou bipolaire vous même, tant il est souvent difficile d'identifier la bipolarité. Peut être avez vous vécu une situation similaire et que cette problématique d'identification vous intéresse?

"Les unipolaires"/dépressifs peuvent aussi se voir prescrire des thymorégulateurs.
Je pense que le mieux est de poser la question à votre épouse.


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