Auteur Sujet: Temoignage d'un bipolaire heureux  (Lu 449 fois)

br4dy

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Temoignage d'un bipolaire heureux
« le: 08 septembre 2017 à 05:00:46 »
Bonjour tout le monde !

Je souhaiterai poster un “petit” message d'espoir pour les personnes touchées par la bipolarité et qui ont du mal à s’en sortir.

Cela fait maintenant deux ans que j'ai été diagnostiqué bipolaire et je suis content de pouvoir dire que cela ne m'empêche plus à présent d'être un homme heureux dans ma vie, ce qui a été loin d'être le cas jusqu’alors.

La première chose que j'ai faite quand j'ai appris que j'étais bipolaire est que me suis renseigné un maximum en lisant presque tous les livres sur le sujet ainsi que beaucoup de documents  disponibles sur internet.

Il est important d’essayer de comprendre comment fonctionne les choses. C’est la raison pour laquelle je m'intéresse à beaucoup de domaines en général, telles que la philosophie par exemple.

- La vacuité et l’impermanence -

Selon moi, et selon les bouddhistes notamment, les choses n’existent pas par elles-mêmes mais la vie, l’univers, sont un ensemble de choses en constante relation les unes avec les autres. C’est ce que l’on pourrait appeler l’impermanence et la vacuité. C’est à dire que tout bouge, tout est en perpétuel mouvement et que rien n’existe en soi si ce n’est un grand Tout general. Je dis cela car cette notion permet de faire relativiser beaucoup de choses, notamment quand la souffrance est présente. Il est en effet un peu moins compliqué d’accepter la souffrance quand on comprend que nous n’existons pas en soi.

- Accepter les choses telles qu’elles sont -

L’acceptation est justement une autre activité dont je souhaiterai parler. Selon de nombreuses personnes telles que Eckhart Tolle par exemple, la plus grande part de la souffrance que nous ressentons vient de la non acceptation des choses. Accepter les choses devient alors un exercice philosophique et therapeutique a part entiere car l’acceptation n’est pas affaire de pensée mais plutôt d’action concrète et d'entraînement. Accepter les choses est un travail à plein temps qui nécessite beaucoup de volonté et de persévérance mais, au final, les fruits récoltés en valent largement la peine.

- Parler de ses problèmes à quelqu’un peut faire beaucoup de bien -

Une autre chose que j’ai apprise au fil du temps et qui peut paraître aussi simpliste que les précédentes est que parler aux autres de ses problèmes quand on souffre peut être un incroyable remède.

Qu’il s’agisse de parler à un proche, a un psy ou même partager sa souffrance a des inconnus sur un forum internet par exemple, cela peut être d’une grande aide pour apporter un peu de lumière dans l'obscurité de la souffrance.

Personnellement, j’ai une tendance naturelle à me refermer sur moi même lorsque je souffre ; notamment car j’ai peur pas d'embêter les autres avec mes problèmes. Grave erreur! Premièrement car cela n'embête jamais personne de pouvoir réellement aider quelqu’un qui souffre. Et, deuxièmement, car parler peut faire beaucoup de bien.

- Bien choisir son psychiatre -

Le choix d’un psychiatre avec lequel j’ai un bon feeling est pour moi un facteur important de réussite dans ma vie de bipolaire.

Au début, j’avais pris le premier venu et je me suis rendu compte que ce n'était pas une bonne idée. Il ne s’agissait pas d’un mauvais psychiatre mais je ne me sentais pas à l’aise avec lui.

Du coup, je suis allé en voir plusieurs avant d’en trouver un qui me corresponde et avec qui je me sens totalement en confiance.

- Essayer de trouver un bon traitement médicamenteux -

Cela peut prendre plusieurs mois voire plusieures années avant de trouver un bon équilibre dans un traitement médicamenteux.

Pour ma part, il s’agit d’un peu de l'abilify et d’effexor que je prend quotidiennement.

Mais je sais qu’il n’y a pas de formule miracle et que je pourrais être amené à changer de traitement au cours des prochaines années.

Le tout est d’essayer de travailler au mieux avec son psychiatre pour trouver ce qui nous correspond.

- La psycho-éducation -

La psychoéducation est pour moi le fait de bien se renseigner sur la bipolarité et de s’auto-éduquer pour savoir quelles sont les choses a faire ou à éviter pour aller le mieux possible.

Il y a un très bon livre sur le sujet qui s’intitule “Manuel de psychoéducation - Troubles bipolaires” de Gay et Colombani.

Dans ce livre se trouvent des explications complètes ainsi que des fiches très utiles.

On y apprend des choses simples et importantes telles que le fait d’avoir une bonne hygiène de vie : se lever et se coucher à heures fixesavoir des contacts sociaux régulierspratiquer de temps en temps une activité sportiveetc.

Les fiches permettent d'établir un suivi dans le temps et de noter par exemple au quotidien notre état d'éventuelles dépression ou excitation.

Je suis heureux de dire que cela fait plus de deux ans que je tiens ces fiches à jour et voir l'évolution de celles ci au fur et à mesure du temps procure un sentiment très intéressant.

Le livre explique aussi qu’il est utile d’avoir des stratégies à mettre en place en cas de problème mineur ou bien de crise majeure.

- En cas de problème mineur -

Quand je me sens un peu moins bien, un peu déprimé par exemple, je met en place une stratégie que j’ai trouvé dans un livre qui s’intitule “The Miracle Morning”.

Il s’agit dans ces cas de me réveiller environ une heure plus tôt le matin pour faire des choses que je ne prend d’habitude pas le temps de faire :faire du sport (20 minutes)méditer (1 minute)me fixer par écrit des buts dans la vie (10 minutes)faire un exercice de visualisation de ces buts (10 minutes)lire (10 minutes)tenir un journal personnel (10 minutes)

- En cas de crise -

En cas de sentiment important de dépression, ma stratégie consiste à prendre rendez vous le plus rapidement avec mon psychiatre pour lui faire part de ma souffrance, ce qui se révèle être assez efficace.

J’ai la chance d’avoir un psychiatre compréhensif qui peut me prendre en consultation dans des délais assez courts. C’est une chance mais si tel n’avait pas été le cas, j’aurais mis en place une méthode différente mais tout aussi valable.

Si mon psychiatre n’est pas disponible, ma stratégie est alors de parler de mes sentiments dépressifs à une personne proche de moi en qui j’ai confiance.

- Conclusion -

J'espère que ce texte sera utile aux personnes bipolaires qui souffrent, que cela leur apportera quelques conseils pour moins souffrir, notamment les personnes qui se sentent un peu perdues quand elles apprennent leur diagnostic.

A bientôt et bon courage !!
« Modifié: 08 septembre 2017 à 05:05:23 par br4dy »


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