Auteur Sujet: vivre avec un conjoint en phase hypomaniaque ou maniaque est invivable  (Lu 6207 fois)

colber

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Re : vivre avec un conjoint en phase hypomaniaque ou maniaque est invivable
« Réponse #25 le: 22 août 2017 à 17:33:20 »
Merci pour tous ces témoignages ou l’on retrouve beaucoup de similitudes et où l’on se sent moins seul …
Ma conjointe est bipolaire (depuis toujours ?). Le diagnostic a été posé à l’occasion de sa deuxième tentative de suicide (TS) il y a deux ans. Elle avait déjà fait une TS il y a 6 ans mais les psychiatres avaient diagnostiqué une « maladie dépressive ». L’aspect maniaque est peu marqué chez elle, même s’il existe (hypomaniaque ?) ; ce qui peut expliquer l’erreur de diagnostic.
Je voulais apporter mon témoignage sur le fait que depuis 2 ans, ma conjointe joue le jeu et suit un traitement adapté, mais qui n’est d’ailleurs pas facile à caler ; chaque personne ne réagissant apparemment pas de la même manière.
Pour moi, le fait d’intégrer que ses problèmes comportementaux sont associés à une maladie m’a aidé à l’accepter finalement même si c’est dur.
Le gros intérêt du traitement est qu’il nivelle les humeurs, évitant ainsi les réactions hors de proportion à un évènement ; que ce soit dans la déprime ou dans l’excitation. Ces réactions hors de proportion sont pour moi un des signes typique de la bi polarité. Rétrospectivement, je me suis aperçu que nombreux de ses comportements passés dans certains évènements de notre vie commune (nous sommes ensemble depuis plus de 25 ans) devaient être associés à cette maladie. J’avoue que ma patience par rapport à ces réactions outrancières est à bout. Ce traitement est donc une bonne chose de ce côté pour tout le monde.
Par contre, cela ne résout pas tout, encore quelques sorties de route difficiles à gérer de temps en temps. Par ailleurs, c’est difficile pour ma conjointe : il faut y penser tous les jours. Le problème que je vois et dont elle se rend compte également, est qu’en nivelant les humeurs, cela enlève aussi les désirs et les envies et ma conjointe se sent dans un grand vide qui doit être dur à vivre pour elle. Ça l’est toujours pour moi car je n’ai plus l’impression d’être avec la même personne que j’ai pu connaitre avant, parfois je ne la reconnais plus. Vu de l’extérieur, elle donne l’impression de se laisser aller et de laisser passer la vie sans rien construire (en attendant mieux ?). Je la sens très destructurée.
Je ne veux donc démoraliser personne mais la vie avec un bi polaire, même s’il se soigne, reste difficile et chaotique. J’avoue avoir parfois une grosse envie de reprendre ma liberté car on ne vit qu’une fois et contrairement à elle, j’adore la vie et aime me donner les moyens d’en profiter quand je peux. Actuellement, je dois avoir le moral et les envies pour deux et ce n’est pas facile, car en fait, cela s’inscrit dans la durée et je ne vois pas vraiment la sortie. Il faut aussi assurer le quotidien avec trois enfants qui grandissent (entre 15 et 21 ans maintenant) et que j’essaye de protéger par rapport à tout ça.
cela m’a fait du bien d’écrire ces lignes en espérant que ça aide aussi quelqu’un. Contrairement à d’autres, on m’avait parlé de l’UNAFAM à la sortie de l’HP ; comme quoi.
Je ne m’en suis pas rapproché pour l’instant. Je parle avec des proches.
Mais j’ai parfois de grands moments de solitude avec ce problème.
Dès qu’on se sent moins seul dans la galère, elle passe mieux !
Je pense aussi aux gens qui ont cette maladie car c’est encore plus dur pour eux
Bon courage à toutes et à tous

Kelly63

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Re : vivre avec un conjoint en phase hypomaniaque ou maniaque est invivable
« Réponse #26 le: 25 août 2017 à 21:24:03 »
Merci pour tous ces témoignages ou l’on retrouve beaucoup de similitudes et où l’on se sent moins seul …
Ma conjointe est bipolaire (depuis toujours ?). Le diagnostic a été posé à l’occasion de sa deuxième tentative de suicide (TS) il y a deux ans. Elle avait déjà fait une TS il y a 6 ans mais les psychiatres avaient diagnostiqué une « maladie dépressive ». L’aspect maniaque est peu marqué chez elle, même s’il existe (hypomaniaque ?) ; ce qui peut expliquer l’erreur de diagnostic.
Je voulais apporter mon témoignage sur le fait que depuis 2 ans, ma conjointe joue le jeu et suit un traitement adapté, mais qui n’est d’ailleurs pas facile à caler ; chaque personne ne réagissant apparemment pas de la même manière.
Pour moi, le fait d’intégrer que ses problèmes comportementaux sont associés à une maladie m’a aidé à l’accepter finalement même si c’est dur.
Le gros intérêt du traitement est qu’il nivelle les humeurs, évitant ainsi les réactions hors de proportion à un évènement ; que ce soit dans la déprime ou dans l’excitation. Ces réactions hors de proportion sont pour moi un des signes typique de la bi polarité. Rétrospectivement, je me suis aperçu que nombreux de ses comportements passés dans certains évènements de notre vie commune (nous sommes ensemble depuis plus de 25 ans) devaient être associés à cette maladie. J’avoue que ma patience par rapport à ces réactions outrancières est à bout. Ce traitement est donc une bonne chose de ce côté pour tout le monde.
Par contre, cela ne résout pas tout, encore quelques sorties de route difficiles à gérer de temps en temps. Par ailleurs, c’est difficile pour ma conjointe : il faut y penser tous les jours. Le problème que je vois et dont elle se rend compte également, est qu’en nivelant les humeurs, cela enlève aussi les désirs et les envies et ma conjointe se sent dans un grand vide qui doit être dur à vivre pour elle. Ça l’est toujours pour moi car je n’ai plus l’impression d’être avec la même personne que j’ai pu connaitre avant, parfois je ne la reconnais plus. Vu de l’extérieur, elle donne l’impression de se laisser aller et de laisser passer la vie sans rien construire (en attendant mieux ?). Je la sens très destructurée.
Je ne veux donc démoraliser personne mais la vie avec un bi polaire, même s’il se soigne, reste difficile et chaotique. J’avoue avoir parfois une grosse envie de reprendre ma liberté car on ne vit qu’une fois et contrairement à elle, j’adore la vie et aime me donner les moyens d’en profiter quand je peux. Actuellement, je dois avoir le moral et les envies pour deux et ce n’est pas facile, car en fait, cela s’inscrit dans la durée et je ne vois pas vraiment la sortie. Il faut aussi assurer le quotidien avec trois enfants qui grandissent (entre 15 et 21 ans maintenant) et que j’essaye de protéger par rapport à tout ça.
cela m’a fait du bien d’écrire ces lignes en espérant que ça aide aussi quelqu’un. Contrairement à d’autres, on m’avait parlé de l’UNAFAM à la sortie de l’HP ; comme quoi.
Je ne m’en suis pas rapproché pour l’instant. Je parle avec des proches.
Mais j’ai parfois de grands moments de solitude avec ce problème.
Dès qu’on se sent moins seul dans la galère, elle passe mieux !
Je pense aussi aux gens qui ont cette maladie car c’est encore plus dur pour eux
Bon courage à toutes et à tous


Arjuna

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Re : vivre avec un conjoint en phase hypomaniaque ou maniaque est invivable
« Réponse #27 le: 20 novembre 2017 à 13:05:59 »
Effectivement, les groupes de paroles apportent beaucoup. " On se sent moins seul dans la galère, et ça passe mieux."
La rencontre entre malades, permet les échanges d'expériences, de comment on gère telle et telle situation. C'est aussi une prise de conscience, accepter et VIVRE avec cette maladie.
Pour les proches, l'écoute et les échanges  permettent de renforcer le soutien que l'on peut leur apporter.

Puis actuellement j'apprécie avec bonheur la phase stable.

kerene555

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Re : vivre avec un conjoint en phase hypomaniaque ou maniaque est invivable
« Réponse #28 le: 02 décembre 2017 à 11:09:35 »
Bonjour à toutes et tous

A vrai dire, je ne sais pas si partager par écrit est important, pour moi le dialogue verbal est plus simple. Me suis je à un moment posé la question s'il était possible de partager la vie avec mon conjoint. Non je ne crois pas. Pourquoi parce que il était bipolaire plus souvent un peu bas, stressé par tous les changements mais c'était vivable même si je me posais la question du pourquoi il n'arrivait pas être heureux alors que nous avions tout pour être heureux. De filles mignognes intelligentes , de l'argent pour vivre confortablement enfin tout pour vivre mieux que la plupart des gens. Puis est arrivée la troisième fille Les 3 premières années pas trop de soucis j'étais en congé parental . Ensuite l'entrée à l'école a permis de mettre en exhergue des troubles du comportement et au final un diagnostic d'autisme. A cette époque mon mai a perdu sa mère et les difficultés avec notre fille l'ont complètement déstabilisé. Toutefois pendant ' ans il s'est battu pour elle avec l'obsession de la faire lire. Pour moi l'important était de la faire parler, communiquer. Enfin un jour, il a abandonné et c'est là que sa bipolarité s'est vraiment agravée. Le stress a eu raison de lui. Depuis 2010 les phases hautes et basses alternent avec plus ou moins d'ampleur à chaque fois différentes tout du moins sur les phases hautes.
C'est très difficile de supporter pour toute la famille. Ma deuxième fille a fait une dépression à 14 ans et depuis a été diagnostiquée bipolaire. Ma fille autiste a eu du mal et malgré tout nous avons réussit à la faire sortir de son silence. C'est loin d'être rose tous les jours. Pour moi ce qui permet de tenir c'est la compréhension des proches que personnellement j'ai trouvé dans le milieu de mon travail et avec mes amies. Très certainement le sport et encore le sport. Le ping pong pour éviter de frapper mon mari et ma fille. La natation, l'eau me vide de mon stress. Mon mari était et est un père très investi donc le laisser tomber me parait difficile . Chose très importante, j'ai un travail que j'aime même si j'y passe du temps c'est primordial pour me changer les idées et sortir de la maladie et du handicap. Certains de mes proches se demandent comment je tiens. Je crois que j'ai la chance d'avoir un caractère fort et une aptitude à oublier les mauvais moments. J'ai vécu pendant mon enfance beaucoup de changements de pays de maison; Donc cela m'a permis de m'adapter. Mais quand même depuis 2005 que les problèmes se sont déclenchés en chaine, parents malades et décédés, ma grande fille hospitalisée pour des raisons graves à deux reprises , j'ai craqué en 2012 et ai fini par prendre des anti dépresseurs que je suis obligée de prendre 5 ans après. Je baisse les doses dans les périodes moins mauvaises. Je continue de faire du sport, j'utilise l' hypnose et surtout je prends du temps pour moi. Ce qu'au début je ne me sentais pas le droit de faire. Ma fille autiste a 15 ans et se débrouille bien seule maintenant. lorsqu'elle est à l'extérieur elle se contrôle tellement pour paraître comme les autres et essaie tellement d'être comme les autres qu'elle évacue le soir sont stress par des crises de violence. Au début je pensais qu'il fallait que je sois là tout le temps mais en fait je n'en suis pas certaine car la crise empire et finalement cela entraine encore plus de violence. Donc je fais des activités et elle aussi. Enfin pour mon mari qui pendant 4 à 6 mois met la maison dans un tel état de désordre avec des outils des achats le bordel c'est dur car dans ces phases hypomaniaques qui ont certes un côté agréable, je n'ai pas l'impression de vivre avec un 'fantôme", il est insuportable surtout que j'ai l'habitude de tout décider y compris au travail, donc faire fac à quelqu'un qui vous rabaisse et vous traite comme une moins que rien c'est hard même si la maladie est là. De plus ma fille autiste copie son père et c'est difficile pour elle de comprendre . Le maître mot prendre son traitement et trouver le bon traitement. Mais quand il est haut il en le prend pas régulièrement et décide que tel ou tel médicament je lui convient pas. Du coup bien évidemment impossible d'avoir une stabilié. En plus il préfère avoir 4 mois super hauts et ensuite 1 an voire 2 ans bas ou très bas car comme jusqu'à 50 ans il n'a jamais ressenti un vrai bonheur, ces phases le laissent toujours très nostalgiques et impossibles d'y renoncer. Etre normal ne lui suffit pas. Au final parfois quand il retombe en phase basse  cela me repose je suis désolée pour les bipolaires. JE suis triste pour lui et mes filles mais comme il n'a aucun désir de résister à ma fille autiste, qu'il répond à ses moindres désirs alors que justement elle a besoin d'un cadre et de règles encore plus que les autres, dans ces moments j'arrive à la canaliser un peu plus.

Alors chers toutes et tous. Si vous vous êtes depuis peu avec un bipolaire, sauvez vous. Pourquoi, c'est génétique et vos enfants risquent de l'être. Ma grande angoisse, c'est lorsque j'aurais des petits enfants. Entre l'autisme et la bipolarité lourde génétique. L'amour cela peut passer si vous n'avez pas encore d'enfants. La maladie elle ne disparaît pas. Moi je supporte parce que c'est arrivé assez tard dans notre couple et que cela était très difficile de lacher mon mari dans des circonstances où je savais que si je partais avec les enfants, il se suiciderait. Non je suis désolée pour les bipolaires qui lisent ça, vraiment si vous n'avez pas encore tout investit dans votre relation réfléchissez bien et pensez à vos futurs enfants. Enfin c'est vrai que moi c'est la totale. S'il n'y avait que mon mari cela serait vraiment simple je pense. C'est l'addition de tout qui fait que je vous décourage. Alors je retire ce que je viens d'écrire. Faites comme vous le sentez mais ne vous plaignez pas après. Soyez sûre d'être à même de gérer et si vous avez de la chance votre conjoint ou enfant sera raisonnable et prendra son traitement. Je crois que plus on est détecté jeune mieux cela est. Alors bon courage à toutes et tous . SAchez que je vis malgré tout bien mais j'ai hérité d'un caractère positif et mon passé m'a donné de la force.  :D

 

jo02

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Re : vivre avec un conjoint en phase hypomaniaque ou maniaque est invivable
« Réponse #29 le: 02 décembre 2017 à 15:55:23 »
Bonjour kerene555 votre témoignage est très touchant, la bipolarité fait partie de votre vie depuis longtemps , oui vous êtes courageuse mais vous devez penser à vous, vos enfants grandissent, votre mari lui ne changera pas, il est malade.J'ai "dû cotoyer" cette saleté de maladie à travers mon fils je sais de quoi je parle.
Connaissez vous l UNAFAM? N'hésitez pas à aller sur leur site.

kerene555

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Re : vivre avec un conjoint en phase hypomaniaque ou maniaque est invivable
« Réponse #30 le: 02 décembre 2017 à 23:26:51 »
Merci Jo02.  Je ne sais pas si je suis courageuse. Je n'ai pas le choix. Quand on aime ses enfants on fait tout pour eux. Et je sais qu'il y a pire. Ce qui  souvent a été dur, c'est le regard des autres face au comportement de ma fille. Ce qui a été dur c'est de contrôler ma propre violence. Encore aujourd'hui j'ai peur d'un geste malheureux. Mais franchement, malgré tout cela quand je réfléchis à tout ça, je me dis que certainement je n'ai pas tirer le bon numéro à un moment. Mais en même temps j'ai beaucoup appris. Plus de tolérance. Plus d’empathie. J'ai découvert des personnes autour de moi très aidantes, pas forcément dans ma famille. Moi qui n'aime pas la monotonie, je peux dire que les journées sont loin d'être monotones. C'est tous les jours un challenge. Mon gros problème c'est que je n'ai pas le temps et l’énergie d'avoir une maison rangée et je rêve d'ordre et de propreté, peut être un jour. bye Jo02.

kerene555

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Re : vivre avec un conjoint en phase hypomaniaque ou maniaque est invivable
« Réponse #31 le: 02 décembre 2017 à 23:57:18 »
au fait merci Jo02 pour l'information sur l' UNAFAM. Je suis sur leur site en ce moment. Peut être que cela va m'aider. Car au travail je en veux pas trop abuser et parler de tout cela. LEs collègues ont besoin de parler de choses gaies. Leur travail est déjà stressant. JE suis quelqu'un qui parle et cela aussi m'a été d'une grande aide. Je n'ai pas gardé cela pour moi. Je vais donc voir avec cette association si cele peut et bon courage aussi à vous pour votre enfant peut être déjà adulte.

jo02

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Re : vivre avec un conjoint en phase hypomaniaque ou maniaque est invivable
« Réponse #32 le: 03 décembre 2017 à 15:18:09 »
Oui je pense que leur écoute peut vous aider, même si dans notre entourage, on a une oreille compatissante, ceux qui connaissent bien la maladie sont plus à même de comprendre
Donner de vos nouvelles de temps en temps

kerene555

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Re : vivre avec un conjoint en phase hypomaniaque ou maniaque est invivable
« Réponse #33 le: 03 décembre 2017 à 15:28:14 »
Bonjour Jo02.

Donner des nouvelles c'est difficile dans un forum qui en principe se ferme au bout de quelque temps. Mais c'est gentil à vous. bon dimanche.


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